Mardi 1 décembre 2009
2
01
/12
/Déc
/2009
18:54
Les traits qui s’élancent au ciel,
La face dure et impersonnelle du verre,
Dantesque créature du moderne.
Les lignes se suivent,
Galerie de plein air
Du minier millénaire.
Saper le ciel et les étoiles,
Tendre aux nuages les lances d’airains,
Immeubles, tours, briques et réverbères,
Devantures standardisées, consommation des modes,
Existence d’emballage, étiquetée, soupesée,
Prête à l’emploi déterminé.
Consommer
Monolythe aux mille et une aiguilles
perce les gorges,
se fige dans les regards.
Ingurgiter le monde, dévorer la nuit,
Se remplir, toujours plus.
« More, more and more »
Grossir,
Jusqu’à en éclater,
« mort, mort et mort »
Monolythe grandit,
Visages magiques d’affichettes,
Mystère sans teint des vitrines,
Et pour ceux qui s’inquiètent encore,
Mille et une image du néant,
De la peur, par pilule,
Chaque soir d’évènement.
Du gavage d’indécis,
Qu’ils en éclatent de doute
De n’avoir cru Monolythe.
Invoquer Folie,
Pour les derniers rampant,
Écarter les cartes
qui se dispersent sur le sol muet,
Et enfin, pour tout le monde
« more, more and more »
Monolythe a parlé,
Tracts, spots et communications,
Sa parole résonne dans les décombres des villes,
Écrasée de gratte-ciels,
Bâillonnée par les multiples réverbères,
Ville étouffe, Monolythe s’assoupit.
« Mort mort et mort »
Par daads
0
Mardi 1 décembre 2009
2
01
/12
/Déc
/2009
18:48
Tâtant du bout des lèvres
Le cadavre frais d’un poème.
Les glanes de sentiers sauvages
S’étirent sur mes mains pâles.
Pensée,
Glissant sur le bas des pages,
Bras tatoué des ombres,
Perles d’encre, découpant la peau froide du papier.
Pensée
Murmure éreinté du temps
Coulant lentement par les espaces transparents
D’un corps cherchant la lueur de sa mesure.
Criblé des traits éparses de ma plume,
Le temps muet s’agenouille à la virgule,
Attendant ma mort,
Tâtant déjà des lèvres
Le cadavre frais d’un poème.
Par daads
0
Lundi 15 juin 2009
1
15
/06
/Juin
/2009
21:30
Le chant des oiseaux transparaissant dans l'air lourd,
brume,
brouillard provenant d'un autre âge.
Les trottoirs,
encore noirs du viol de cette nuit
attendent le ballet des porteurs d'éclairci.
Respiration de villes,
entrelacement tiède des silhouettes,
qui courent
le long des murs.
Dans l'éveil de l'aube,
le chant des oiseaux s'estompent,
s'étirant une dernière fois sur la vitre froide
que je colle contre mon front.
Les trottoirs fleurissent,
multiples et claires poussées du lys,
non sens,
d'existence qui se perdent.
De ma chambre je vois les toits sombres,
maugréer contre les premiers rayons.
Grognements de tuiles,
grincements des failles
qui étirent
les parois lisses et vides.
le vent murmurre son arrêt,
balladant d'un doigt rêveur
quelques feuilles sur le sol muet.
Contagion de l'inertie,
apathie des sens,
des membres,
dans les fumeuses nuées du vide.
le chant des oiseaux
s'extirpe à nouveau du brouhaha des allers et venues,
filet des notes légères du jour grandissant.
Quelques rayons pénètrent dans ma chambre,
à petits pas,
pour ne pas briser l'ennui,
et coquets me caressent les joues.
Sur la poussière des vieux meubles je les vois qui s'installent,
parsemant l'air, pluie de lumière.
Sueur du temps,
dans le pli d'un drap se reflétant,
éblouissant le silence pendu à mes lèvres blêmes.
des courbes se dessinent,
hanches du ciel,
et se remplissent d'un soleil nouveau.
Je devine un regard, au loin,
dans l'ombre d'un immeuble de verre.
Peut-être est-ce le sien ?
S'amusant certainement de me voir,
l'oeil avare,
dévorer les miettes de mon voyage.
Par daads
0
Mercredi 18 mars 2009
3
18
/03
/Mars
/2009
10:57
Les danses du rite dans la nuit sombre,
L’auguste mégère embrassant les flammes,
Mélancolie triste et amère, dans l’ombre.
Retour, ironie, d’une vie en fuite
Persévérance languissante,
Matraquage d’halètements,
Panique, prise en soi même
Rhétorique, oublieuse de l’autre temps.
Maladie humaine,
Chant des sirènes
Vrombissements succincts,
Angoisses flétris.
La vie transparaît dans une rêverie,
Ces contours noirs cernant l’abîme,
Soleil, où se consument les espoirs minuscules,
Les envies d’ailleurs et les rires d’enfant.
Par daads
0
Mercredi 18 mars 2009
3
18
/03
/Mars
/2009
10:21
Dans le bruit des rideaux de fer
qui assassinent sans prévenir le jour,
La marche du retour qui n’en est pas.
Ithaque, pourquoi m’appeler encore ?
Les chemins s’assemblent
dans la cohésion des formes,
Le flou avance,
La brume des printemps mordille les visages fins.
Le grand carrosse s’ébranle
pour la ronde claire des couchers de lune.
Dans le bruit des rideaux de fer
Il ne fait pas encore nuit.
Ici,
C’est l’indécis,
Le temps suspendu du dialogue
Entre un homme et son monde.
D’une réalité à l’autre,
Claudiquant sur les ponts de paille
L‘Enfant joue,
Avec les allumettes du prophète.
Par daads
0